vendredi 29 janvier 2016

HUMANITÉ


      

 

Il était une fois

Un Arbre Remarquable qui vivait paisiblement dans une forêt lointaine …

Maître de tous les chemins,

Forgé  à la couleur du temps,

« Grand-Père Feuillage »  comme tous le surnommaient, veillait à la bonne santé  du peuple de la forêt et à cette liberté tant chérie par Mère nature -si généreuse- berceau de la civilisation.

 

LE CHANT DES FEUILLES

Les arbres claironnaient - à travers chants- racines entremêlées, branches qui s’entrelaçaient tels des bras longs et protecteurs. Les roches écoutaient le doux et mélodieux bruissement de l’eau.

Petits et grands végétaux étaient de même humeur.

Symphonie des couleurs, rythme harmonieux dans un accord parfait pour le plus beau concert, celui de la vie.

Pureté des sons…

 

INQUIÉTUDE AU FOND DES BOIS

Au fil du temps,  «  Grand-Père Feuillage «     se tourmenta,  et ressentit  une profonde tristesse. Il était comme abattu !

Les conversations palissaient, un ballet de chants dissonants résonnait comme des tourbillons mugissants et plaintifs … en sourdine, chacun en parlait - et ce n’était pas un concert de louanges - mais que faisait Dame nature humaine, elle jouait  une «  contre-danse » … elle se trompait de voie – voix.

  Florilège de notes discordantes…

 

LE TON ÉTAIT DONNÉ

Ainsi, notre Arbre Remarquable s’enflamma. Agacé, il  se révolta face à cette attitude arrogante. Tel un chef d’orchestre, il donna le la…

Tout alla crescendo… à chacun sa partition…

La forêt pleura feuille à feuille, un silence  oppressant régna, la Terre s’épuisait et devenait indigente : plus une fleur, plus une herbe, plus un fruit n’y poussait ! Tout n’était que désolation, un désert sans âme.

 Voix monocorde dans une forêt ténébreuse…

 

HYMNE À LA VIE



Et…

Par un  matin  blafard, « Grand-père feuillage »  se trouva réveillé par un léger bruit de pas …un enfant, chaudement vêtu, au teint diaphane, tenait entre ses mains comme le plus beau des trésors,  une graine !! Triste et solitaire, tel un orphelin de la Terre nourricière,  il s’approcha de Grand-Père Feuillage,  gratta délicatement cette Terre , déposa  «  à son pied « la graine et l’enterra.

Grand-père feuillage porta un regard émouvant sur cet enfant dont le cœur innocent bourgeonnait de nobles pensées.

Et la vie se mit à refleurir !

A Dame nature humaine de vivre à l’unisson !

 

C’est ainsi que « Grand-Père Feuillage «  reçu sa vieillesse avec espérance et guida avec sagesse son peuple.

Il rêva souvent de mondes colorés d’amour, de respect, d’entraide, de bon sens…

samedi 9 janvier 2016

SOLITUDE

 
 
                                                À TRAVERS MA MUSIQUE,
 
                                S'EXPRIME MON CHAGRIN,
 
                                NOTES DOUCES ET AMÈRES
 
                                POUR UN AMOUR DÉCHU.
 
                                À TOI, MON BEL AMANT,
 
                                JE LAISSE CETTE PARTITION.
 
                                TENDRE MÉLODIE,
 
                                D'UN COEUR PRISONNIER.
 
                                TON DÉSIR DISPARU,
 
                                MON ÂME S'EST ENVOLÉE.
 
                                LE VIOLON RESTE SEUL,
 
                                PIÈTRE TÉMOIN
 
                                D'UNE TRISTE MÉLOPÉE.
 
 
     Hélène mariau
 
                                
 
                               
                                         
 
 
 
 

vendredi 13 novembre 2015

VARIATIONS SUR UN AIR




   
       L'air ?
       L'air de rien,
       L'air...c'est le mien,
       C'est le tien .

       L' air du Tout !
       L'air de vous,
       De nous .

       L'air de rien du Tout !!
       Vous ne manquez pas d'air !
       C'est l'air du temps ?
       Arrêtez vos grands airs !

       Il est peut-être temps,
       De se donner un air,
       Sans brasser l'air.

       Fini les rengaines !

       Respirez " têtes en l'air " !
       Prenez un courant d'air !

       Quelle mine !
       Un ballon d'oxygène ?
       MAYDAY- MAYDAY...

       Ras le bol ?
       De cette ère...
       Méphitique !
       Où vous mettez votre vie en l'air.

       Avant de devenir ce pauvre hère,
       Qui erre,
       Sans aire,
       Composez votre air !

       Sur l'air de...
       Atmosphère- Atmosphère !!

       Drôle d'ambiance ?

       Pourtant,
       Ça n'a pas l'air...
       ...de rien,
       Ce souffle de vie.

        Hélène mariau

       ( image : petitenini.wordpress.com )


mardi 3 novembre 2015

UNE IMAGE ...UN POEME




             ROSES DU SOUVENIR,
         DE NOS INSTANTS SOUPIRS !
         RETROUVER LE PRÉSENT,
         APPRIVOISER LE TEMPS.
         GORGE NOUÉE,
         COEUR SERRÉ,
         MON REGARD PERDU,
         MON ÂME MISE À NUE...
         CIEL DE BRUME ET DE MÉLANCOLIE,
         RÊVES DANS UN MONDE INCOMPRIS.

         JE RESTE SEULE ,
         AVEC MES " ÉTATS DAME ".

   Hélène mariau

vendredi 2 octobre 2015

AU PAYS DES " MOTS- DITS "


Un jour et quelque part ,

Là où la civilité n'était plus un rempart,

Fut découvert le virus de la parlotte ,

Contagion assurée de l'infection, saperlotte !

A la taverne d'un vieux corbeau ,

Une " espèce de canard " mijotait dans un vieux pot .

Badauds désœuvrés , vipère affamée ,

Se repaissaient déjà d'une fétide fumée .

L' atmosphère devint vite pesante .

Une semence de ragots errante

Germa dans les couloirs du silence .

Que mûrissent à point les confidences !

Le mal fut savamment engraissé .

Abondance d'ordures du langage déversées .

Tous se complaisant dans cette tâche immonde

Pour tromper l'ennui de leur " propre " monde .

Quand la réflexion laisse la place

A une manipulation de masse

C'est là fantasme populaire et exutoire ,

Aux antipodes , douleurs solitaires dérisoires .


                                     Quand le faux devient un moment du vrai
                                    
                                      Impossible de séparer le bon grain de l'ivraie .



Hélène Mariau







DE FIL EN AIGUILLE





SUIVEZ-MOI JEUNE HOMME ,
OTONS ENSEMBLE LE VOILE DE LA PUDEUR .

A BRUITS FEUTRÉS ,
GESTES DE DENTELLE ,
NOS SENS..." SANS DESSUS-DESSOUS " ,
AISANCE DU CORPS DÉVÊTU !

" PRÊT À PORTER " !
ENTRELACEMENT !
PELOTAGE !

EMBRASSE- EMBRASSE !

D'UN POINT DE VOUS À MOI ,
SE TISSE LE FIL DE "SOI " !
DRAPÉS DANS LE PLAISIR ,
VOLUTES HARMONIEUSES .

RAYONNE...
DANS NOS YEUX ,
UN RUBAN D'ÉTOILES !

BRODERIE " À DEUX MAINS " ,
D'UN CANEVAS D'UNE NUIT ...
SATINÉE !

   hélène mariau

samedi 15 août 2015

A.M.O.U.R.

A  ccroché (e) à ton regard

M enotté (e) à ton corps

O  bsédé (e) par ton désir

U  ns, nous le sommes

R  assuré (e), je vis ton nom: a.m.o.u.r.